Un monde de savants

Le monde musulman vers 750 (en vert) et ses grandes villes de savoir.

L’essor des sciences en terres musulmanes

En un peu plus d’un siècle après la mort du Prophète (632), l’islam s’étend de l’Espagne aux portes de la Chine. En 762, les califes abbassides fondent Bagdad, qui devient la plus grande ville du monde et le carrefour de tous les savoirs.

On y traduit en arabe les œuvres grecques (Euclide, Aristote, Ptolémée), mais aussi persanes et indiennes ; on y fabrique le papier, venu de Chine par Samarcande. L’arabe, puis le persan et l’hébreu, deviennent pour des siècles les langues des sciences, parlées et écrites par des savants arabes, persans, berbères, juifs ou chrétiens.

L’astronomie y trouve des besoins très concrets : trouver la direction de La Mecque (la qibla), fixer les heures des prières, suivre le calendrier lunaire. Les savants observent, corrigent Ptolémée, inventent la trigonométrie moderne et perfectionnent l’astrolabe.

À partir du xiie siècle, en Espagne et en Sicile, ces œuvres sont traduites en latin : l’Europe redécouvre ainsi les Grecs… et les dépasse grâce aux savants de l’islam.

Pour accompagner la visite, écoutez la flûte de Michael Brahim (bouton ♪ en haut de la page).