Physique-chimie Troisième
Lors d'un crash-test, une voiture est lancée contre un obstacle, par exemple à 64 km/h. Son avant s'écrase comme un accordéon : c'est voulu ! Cette zone de déformation absorbe l'énergie du mouvement de la voiture en la convertissant (déformation du métal, échauffement), tandis que l'habitacle reste intact pour protéger les passagers. Une voiture trop rigide transmettrait toute la violence du choc aux occupants. Percuter un mur à 64 km/h, c'est à peu près comme tomber du haut d'un immeuble de 5 étages (environ 16 m) !
Une voiture de masse 500 kg roule à la vitesse de 10 m/s. 📄 ✏️ 🧮
\(E_c = \dfrac{1}{2} \times m \times v^2 = \dfrac{1}{2} \times 500 \times 10^2 = 25\,000\ \text{J}\).
\(E_c = \dfrac{1}{2} \times m \times v^2 = \dfrac{1}{2} \times 500 \times 20^2 = 100\,000\ \text{J}\) : quand la vitesse double, l'énergie cinétique est multipliée par 4, car la vitesse est au carré.
Lors d'un choc, l'énergie cinétique du véhicule est brutalement convertie : déformation de la carrosserie, échauffement… Plus elle est grande, plus le choc est violent. Pour freiner, les freins doivent eux aussi « dissiper » toute cette énergie.
La distance d'arrêt d'un véhicule est la somme de la distance parcourue pendant le temps de réaction du conducteur et de la distance de freinage.
Cette chronophotographie montre un plongeur de haut vol qui s'élance d'une plateforme située à plus de 20 m au-dessus de la mer.
Au départ, il est presque immobile : son énergie cinétique est quasiment nulle. Pendant la chute, les positions successives sont de plus en plus espacées : sa vitesse augmente, et il entre dans l'eau à plus de 80 km/h !
D'où vient l'énergie cinétique qu'il gagne ? De sa hauteur : en hauteur, le plongeur possède une réserve d'énergie, qui se libère quand il descend. Plus la plateforme est haute, plus cette réserve est grande, et plus il arrive vite dans l'eau.
Plus l'objet est haut et plus sa masse est grande, plus son énergie de position est grande. Elle se calcule avec la formule :
Observe la chronophotographie du plongeur. 📄
Sa hauteur diminue, donc son énergie de position diminue. Elle est nulle quand il atteint l'eau (h = 0).
Les positions sont de plus en plus espacées : sa vitesse augmente, donc son énergie cinétique augmente.
Le graphique ci-dessous montre l'évolution de l'énergie cinétique, de l'énergie de position et de l'énergie mécanique d'un objet en chute libre, calculées à partir d'un enregistrement vidéo.
Commente l'évolution de chaque courbe. 📄 ✏️
Elle diminue de 0,52 J jusqu'à 0 J : l'objet perd de l'altitude jusqu'à atteindre le sol.
Elle augmente de 0 J (objet lâché sans vitesse) jusqu'à 0,52 J : la vitesse de l'objet augmente pendant la chute.
Elle reste constante, égale à 0,52 J : l'énergie de position perdue est entièrement convertie en énergie cinétique.
L'essentiel à retenir du chapitre.
| courbe 1 | |
|---|---|
| courbe 2 | |
| courbe 3 |
| Objet | m (kg) | v (m/s) | Ec (J) |
|---|---|---|---|
| Un piéton | 70 | 1,5 | |
| Un cycliste et son vélo | 80 | 5 | |
| Une balle de tennis au service | 0,058 | 50 | |
| Une moto | 250 | 30 | |
| Une voiture | 1000 | 20 | |
| Un camion | 20 000 | 25 |
Une voiture de masse m = 1200 kg roule d'abord à 50 km/h en ville, puis à 100 km/h sur une route nationale.
\(v_1 = \dfrac{50}{3{,}6} = 13{,}9\ \text{m/s}\) et \(v_2 = \dfrac{100}{3{,}6} = 27{,}8\ \text{m/s}\).
\(E_{c1} = \dfrac{1}{2} \times m \times v_1^2 = \dfrac{1}{2} \times 1200 \times 13{,}89^2 = 1{,}16 \times 10^{5}\ \text{J}\).
\(E_{c2} = \dfrac{1}{2} \times m \times v_2^2 = \dfrac{1}{2} \times 1200 \times 27{,}78^2 = 4{,}63 \times 10^{5}\ \text{J}\).
\(\dfrac{E_{c2}}{E_{c1}} = \dfrac{4{,}63 \times 10^{5}}{1{,}16 \times 10^{5}} = 4\) : l'énergie cinétique est multipliée par 4. En cas de choc, il y a quatre fois plus d'énergie à absorber, et la distance de freinage est elle aussi environ quatre fois plus grande.
Un plongeur de masse m = 70 kg s'élance d'une plateforme située à h = 27 m au-dessus de la mer. On néglige sa vitesse au départ et les frottements de l'air. Données : g = 9,8 N/kg ; énergie de position \(E_p = m \times g \times h\).
\(E_p = m \times g \times h = 70 \times 9{,}8 \times 27 = 18\,522\ \text{J}\).
Sa vitesse est nulle, donc \(E_c = 0\ \text{J}\). \(E_m = E_c + E_p = 0 + 18\,522 = 18\,522\ \text{J}\).
h = 0, donc \(E_p = 0\ \text{J}\). L'énergie mécanique se conserve : \(E_c = E_m - E_p = 18\,522 - 0 = 18\,522\ \text{J}\).
\(v^2 = \dfrac{2 \times E_c}{m} = \dfrac{2 \times 18\,522}{70} = 529{,}2\), donc \(v = \sqrt{529{,}2} = 23{,}0\ \text{m/s}\), soit \(23{,}0 \times 3{,}6 = 82{,}8\ \text{km/h}\).
Un skateur se lâche sans vitesse du point A d'une rampe en forme de U. On néglige d'abord les frottements.
Elle est la plus petite en B, le point le plus bas. Elle est la plus grande en A et en C, à la même hauteur.
En B : l'énergie de position y est la plus petite, donc l'énergie cinétique \(E_c = E_m - E_p\) y est la plus grande, et la vitesse aussi.
Sans frottements, l'énergie mécanique se conserve : il remonte jusqu'en C, à la même hauteur que A, où sa vitesse s'annule. Il ne peut pas atteindre D : il lui faudrait une énergie de position plus grande que son énergie mécanique.
Les frottements convertissent une partie de l'énergie mécanique en énergie thermique : l'énergie mécanique diminue, il ne peut plus remonter aussi haut. Pour atteindre C, il doit pousser avec ses jambes.