Spécialité physique chimie Terminale
Pour faciliter l'étude du mouvement d'un corps solide, on réduit la totalité de ce corps à son centre de masse (ou centre d'inertie).
Sur l'image ci-contre, nous constatons que seul le centre de masse (ou d'inertie) du marteau suit une trajectoire parabolique. C'est le seul point qui nous intéressera.
Nous étudierons donc uniquement le mouvement du centre de masse de l'objet étudié.
Ce principe a d'abord été formulé par Galilée au début du XVIIe siècle:
Si un corps n'est soumis à aucune force, ou si elles se compensent, le corps conserve son état de mouvement.
Que signifie conserver son état de mouvement? Il est équivalent de dire: son vecteur vitesse \(\vec{v}\) est constant. Or nous avons vu en classe de première que si le vecteur vitesse d'un corps est constant, alors le mouvement est rectiligne et uniforme.
Ce principe fondateur est connu aujourd'hui comme la première loi de Newton que nous formulerons ainsi:
Si la somme des forces s'appliquant au centre de masse d'un objet est nulle: \(\sum \vec{F} = \vec{0}\), alors son mouvement est rectiligne et uniforme: \(\vec{v} = \overrightarrow{\mathrm{constant}}\).
À noter : le repos est un cas particulier de mouvement rectiligne et uniforme.
En l'absence de frottements, deux forces s'appliquent :
Ces deux forces sont :
On peut donc écrire: \(\sum \vec{F} = \vec{P}+\vec{R} = \vec{0}\). En vertu du principe
d'inertie, le mouvement est rectiligne et uniforme.
La vitesse \(\vec{v}\) est
conservée.
Lancez la bille sur le plateau tournant, nous venons de voir que si on néglige les frottements, son mouvement devrait être rectiligne et uniforme. Qu'observez-vous?
Le mouvement est bien rectiligne uniforme mais dans le référentiel de la Terre, celui de votre écran (trajectoire en pointillés). Par contre, la trajectoire est courbée dans le référentiel du plateau tournant (trajectoire rouge).
Le principe d'inertie est ici vérifié dans le référentiel de la Terre mais pas dans celui du plateau tournant car le mouvement du plateau a une influence sur le mouvement.
On dit dans ce cas que le référentiel de la Terre est galiléen mais pas celui du plateau.
Quelques référentiels à connaître :
Énoncé de la deuxième loi :
Dans un référentiel galiléen, la somme des forces s'appliquant au centre de masse d'un objet est égale à la masse de l'objet multipliée par son accélération :
On rappelle que le vecteur accélération décrit les variations du vecteur vitesse : \( \vec{a} = \dfrac{d\vec{v}}{dt} \)
Énoncé de la troisième loi (principe des actions réciproques) :
Par exemple, l'objet glissant sur la surface plane appuie sur le sol, et le sol exerce en retour sur l'objet la réaction \(\vec{R}\). De même, la Terre attire l'objet (son poids \(\vec{P}\)) et l'objet attire la Terre avec une force opposée.
Un corps G de masse m est lâché sans vitesse initiale. Le champ de pesanteur \(\vec{g}\) est considéré comme uniforme.
L'objectif de cette partie est de déterminer les équations du mouvement de G dans le repère \((O,\vec{i},\vec{j},\vec{k})\) comme sur le schéma donné ci-contre.
À l'instant initial, les coordonnées de G sont \((x_0,y_0,z_0)\). Nous négligerons les forces de frottement.
Les coordonnées de G s'écrivent : \[ \overrightarrow{OG} \left| \begin{aligned} &x\\ &y\\ &z \end{aligned} \right. \]
x, y et z sont les coordonnées du point G à chaque instant.
Pour déterminer le vecteur accélération \( \vec{a} \), faisons un bilan des forces puis appliquons la deuxième loi de Newton :
👉 On en déduit immédiatement que \(\sum \vec{F} = m\vec{a}=m\vec{g}\), et donc que :
Trois remarques importantes :
Il s'agit maintenant de représenter les composantes du vecteur \( \vec{a} \) sur les axes du repère.
Le vecteur \( \vec{g} \), donc le vecteur \( \vec{a} \), est :
Les coordonnées du vecteur accélération s'écrivent donc :
Rappelons-nous que le vecteur qui décrit les variations du vecteur \( \vec{v} \) dans le temps est le vecteur accélération :
Pour trouver les coordonnées du vecteur vitesse, il faut trouver les primitives des coordonnées du vecteur accélération :
\[ \vec{v} \left| \begin{aligned} v_x&=C_1\\ v_y&=C_2\\ v_z&=-g \times t + C_3 \end{aligned} \right. \]
C1, C2 et C3 sont les constantes d'intégration que nous allons déterminer.
Chaque constante est égale à la coordonnée de la vitesse à l'instant initial (t=0).
Or, la vitesse \( \vec{v_0} \) est nulle à l'instant initial donc :
\[ \vec{v_0} \left| \begin{aligned} {v_0}_x&=C_1 = 0\\ {v_0}_y&=C_2 = 0\\ {v_0}_z&=-g \times 0 + C_3=0 \end{aligned} \right. \]
Les trois constantes sont nulles donc :
La vitesse augmente proportionnellement au temps dans le sens opposé à l'axe (O,z).
Le vecteur qui décrit les variations du vecteur \( \overrightarrow{OG} \) dans le temps est le vecteur vitesse :
Pour trouver les coordonnées du vecteur position, il faut trouver les primitives des coordonnées du vecteur vitesse :
\[ \overrightarrow{OG} \left| \begin{aligned} x&=C_4\\ y&=C_5\\ z&= -\frac{1}{2}gt^2+C_6 \end{aligned} \right. \]
C4, C5 et C6 sont les constantes d'intégration que nous allons déterminer.
Chaque constante est égale à la coordonnée du point G à l'instant initial (t=0).
À l'instant initial, les coordonnées de G sont \((x_0,y_0,z_0)\) :
\[ \overrightarrow{OG}_0 \left| \begin{aligned} x_0&=C_4\\ y_0&=C_5\\ z_0&= -\frac{1}{2}g\times0^2+C_6 \end{aligned} \right. \]
Nous avons: \(C_4=x_0, C_5=y_0\) et \(C_6=z_0\) :
Expression finale du vecteur position:
La distance parcourue selon (O, z) augmente proportionnellement au carré du temps. Le signe « − » indique que le mouvement est vers le bas.
Remarque: Le mouvement évoluant seulement selon l'axe (O, z), nous pourrons plus tard nous contenter d'analyser le mouvement uniquement selon cet axe vertical.
Une bille de masse m = 1,0 kg et de centre de masse G est lâchée sans vitesse initiale du haut de la tour de Pise de hauteur h = 58 m.
Les coordonnées de la bille à l'instant initial sont :
\[ \overrightarrow{OG}_0 \left| \begin{aligned} x_0 &= 0\\ z_0 &= h \end{aligned} \right. \]
Bilan des forces :
Deuxième loi :
On en déduit que \( m\vec{a}=m\vec{g} \), et donc que :
Les coordonnées du vecteur accélération s'écrivent donc :
👉 Pour trouver les coordonnées du vecteur vitesse, on cherche les primitives des coordonnées du vecteur accélération car \(\vec{a} = \dfrac{d\vec{v}}{dt}\) :
\[ \vec{v} \left| \begin{aligned} v_x&=C_1\\ v_z&=-g \times t + C_2 \end{aligned} \right. \]
C1 et C2 sont les constantes d'intégration que nous allons déterminer.
Chaque constante est égale à la coordonnée de la vitesse à l'instant initial (t=0). Or, la vitesse \( \vec{v_0} \) est nulle à l'instant initial donc :
\[ \vec{v_0} \left| \begin{aligned} {v_0}_x&=C_1 = 0\\ {v_0}_z&=-g \times 0 + C_2=0 \end{aligned} \right. \]
Et enfin, les deux constantes étant nulles :
👉 Pour trouver les coordonnées du vecteur position, on cherche les primitives des coordonnées du vecteur vitesse car \(\vec{v} = \dfrac{d\overrightarrow{OG}}{dt}\) :
\[ \overrightarrow{OG} \left| \begin{aligned} x &= C_3\\ z &= -\frac{1}{2}gt^2+C_4 \end{aligned} \right. \]Or nous avons à l'instant initial : \(x_0=0,\quad z_0=h\) donc :
\[ \overrightarrow{OG}_0 \left| \begin{aligned} x_0 &= 0 =C_3\\ z_0 &= h = -\frac{1}{2}g\times0^2+C_4 \end{aligned} \right. \]Nous avons \(C_3=0 \quad \text{et} \quad C_4=h\) :
L'équation horaire sur l'axe (O, z) donne : \(z = -\frac{1}{2}gt^2+h\)
Lorsque le point G touche le sol à la date \(t_s\) :
Application numérique : \[ t_s = \sqrt{\dfrac{2\times58}{9{,}8}} = \sqrt{\dfrac{116}{9{,}8}} \simeq 3{,}4 \ \text{s} \]
Application numérique : \[ v_z =-9{,}8 \times 3{,}4 \simeq -33 \ \text{m.s}^{-1}\]
On ne garde que la valeur absolue: \[ |v_z| \simeq 33 \ \text{m.s}^{-1}\]
Un corps G de masse m est lancé avec une vitesse initiale \(\vec{v_0}\) faisant un angle \(\alpha\) avec l'axe (O, x). Le champ de pesanteur \(\vec{g}\) est considéré comme uniforme.
L'objectif de cette partie est de déterminer les équations du mouvement de G dans le repère (\(O,\vec{i},\vec{k}\)). Le mouvement étant plan, nous n'avons besoin que de deux axes.
À l'instant initial, le point G est à l'origine du repère, ses coordonnées sont G \((0,0)\). Nous négligerons les forces de frottement.
Comme nous l'avons montré au chapitre précédent, les coordonnées de \(\vec{v_0}\) s'écrivent: \[ \vec{v_0} \left| \begin{aligned} v_{0x} &= v_0 \times \cos\alpha\\ v_{0z} &= v_0 \times \sin\alpha \end{aligned} \right. \]
x et z sont les coordonnées du point G à chaque instant.
Pour déterminer le vecteur accélération \( \vec{a} \), faisons un bilan des forces puis appliquons la deuxième loi de Newton :
👉 On en déduit immédiatement que \(\sum \vec{F} = m\vec{a}=m\vec{g}\), et donc que :
Les coordonnées du vecteur accélération s'écrivent:
Pour trouver les coordonnées du vecteur vitesse, il faut trouver les primitives des coordonnées du vecteur accélération :
\[ \vec{v} \left| \begin{aligned} v_x&=C_1\\ v_z&=-g \times t + C_2 \end{aligned} \right. \]
C1 et C2 sont les constantes d'intégration que nous allons déterminer.
Chaque constante est égale à la coordonnée de la vitesse à l'instant initial (t=0).
L'analyse est maintenant différente car la vitesse initiale \( \vec{v_0} \) n'est pas nulle. À l'instant initial donc :
\[ \vec{v_0} \left| \begin{aligned} {v_0}_x&=C_1 = v_0 \times \cos\alpha\\ {v_0}_z&=C_2 =-g \times 0 + v_0 \times \sin\alpha \end{aligned} \right. \]
On en déduit que :
On obtient :
🔗 Pour simuler ce mouvement, consulter cette animation .
Pour trouver les coordonnées du vecteur position, il faut trouver les primitives des coordonnées du vecteur vitesse :
\[ \overrightarrow{OG} \left| \begin{aligned} x&= v_0 \times \cos\alpha \times t + C_3\\ z&= -\frac{1}{2}gt^2 + v_0 \times \sin\alpha \times t + C_4 \end{aligned} \right. \]
C3 et C4 sont les constantes d'intégration que nous allons déterminer.
Chaque constante est égale à la coordonnée du point G à l'instant initial (t=0).
À l'instant initial, les coordonnées de G sont \((0,0)\) :
\[ \overrightarrow{OG}_0 \left| \begin{aligned} x_0&= 0= v_0 \times \cos\alpha \times 0 + C_3\\ z_0&= 0 = -\frac{1}{2}g\times 0^2 + v_0 \times \sin\alpha \times 0 + C_4 \end{aligned} \right. \]
On en déduit que :
Remarque : si l'objet est lancé d'un autre endroit que l'origine des axes, G0 \((x_0,z_0)\), les équations deviennent :
Les équations obtenues permettent de décrire l'évolution de chacune des coordonnées dans le temps:
Pour obtenir l'équation de la trajectoire, il faut éliminer le paramètre temps entre ces deux équations.
Exprimons t à l'aide de la première: \( t =\color{#1e3a8a} \dfrac{x}{v_0 \times \cos\alpha} \)
Remplaçons dans la deuxième: \( z = -\dfrac{1}{2}g\left(\color{#1e3a8a}{\dfrac{x}{v_0 \times \cos\alpha}}\right)^2 + v_0 \times \sin\alpha \times \left(\color{#1e3a8a}{\dfrac{x}{v_0 \times \cos\alpha}}\right) \)
Ce qui donne après simplifications (Rappel: \(\tan\alpha = \dfrac{\sin\alpha}{\cos\alpha}\)) :
Nous reconnaissons une équation du type: \( z = \color{#C0362C}{A}\color{#000000} {\times x^2} + \color{#C0362C}{B}\color{#000000}\times x \) dont la représentation graphique est une parabole inversée (concave car A est négatif).
Une balle de golf est tirée de l'origine des axes avec une vitesse \( v_0 = 50{,}0\ \text{m.s}^{-1} \) faisant un angle \( \alpha = 45{,}0° \) avec l'horizontale. On prendra \( g = 9{,}81\ \text{m.s}^{-2} \).
On rappelle l'équation de la trajectoire:
Et les équations horaires:
Pour calculer la portée D du tir, il faut résoudre l'équation \({z}=0\). Nous trouverons alors les points d'intersection de la parabole avec l'axe des abscisses :
\( {-\dfrac{g}{2v_0^2\cos^2\alpha}}{\times x^2} + {\tan\alpha}\times x = 0\)
Inutile de calculer le \( \Delta \), factorisons par x: \[x \times \left( -\dfrac{g}{2v_0^2\cos^2\alpha} \times x + \tan\alpha \right) = 0\]
Deux possibilités:
En se souvenant que \(\tan\alpha = \dfrac{\sin\alpha}{\cos\alpha}\), nous obtenons les deux solutions:
Remarque : avec les formules de trigonométrie, on peut encore simplifier: \(x_2 = \dfrac{2v_0^2
\sin\alpha \cos\alpha}{g} = \dfrac{v_0^2 \sin(2\alpha)}{g}\)
Mais ce n'est pas exigible en terminale.
La portée D n'est autre que \( x_2 \), faisons l'application numérique:
Si la vitesse est horizontale au point S, alors sa coordonnée sur (O, z) \(v_z \) est nulle: \[v_z=-g \times t + v_0 \times \sin\alpha =0 \]
On a alors à la date \(t_s \): \( t_s = {\dfrac{v_0 \times \sin\alpha}{g}} \)
Reportons cette expression dans l'équation horaire: \(z= -\frac{1}{2}gt^2 + v_0 \times \sin\alpha \times t \)
On obtient: \[ z_s= -\frac{1}{2}g\left(\frac{v_0 \times \sin\alpha}{g}\right)^2 + v_0 \times \sin\alpha \times \left(\frac{v_0 \times \sin\alpha}{g}\right) \]
Puis: \[ z_s= -\frac{v_0^2\sin^2\alpha}{2g} +\frac{v_0^2\sin^2\alpha}{g} \]
On a finalement, en factorisant par \(\left(\frac{v_0^2 \times \sin^2\alpha}{g}\right) \): \[ z_s= \frac{v_0^2\sin^2\alpha}{2g} \]
On fait l'application numérique en remarquant que \(H = z_s\) :
Un condensateur plan est constitué de deux plaques métalliques planes et parallèles, séparées par un matériau isolant. Il règne entre les plaques un champ électrique uniforme \(\vec{E} \) dirigé par convention de la plaque chargée + vers celle chargée -.
La norme du champ électrique s'écrit \(E=\dfrac{U}{d}\).
U est la tension entre les plaques (V) et d est la
distance entre les plaques (m).
L'objectif de cette partie est de déterminer les équations du mouvement d'une particule de charge q assimilée à un point G dans le repère (\(O,\vec{i},\vec{j}\)). Le mouvement étant plan, nous n'avons besoin que de deux axes.
À l'instant initial, la particule est à l'origine du repère, ses coordonnées sont G0 \((0,0)\). Nous négligerons les forces de frottement et le poids de la particule.
Elle possède une vitesse initiale \(v_0\) parallèle à l'axe (O, x).
Les coordonnées de \(\vec{v_0}\) s'écrivent: \[ \vec{v_0} \left| \begin{aligned} v_{0x} &= v_0 \\ v_{0y} &= 0 \end{aligned} \right. \]
La force électrique s'appliquant à la particule s'écrit :
Pour déterminer le vecteur accélération \( \vec{a} \), faisons un bilan des forces puis appliquons la deuxième loi de Newton :
👉 On en déduit que \(\sum \vec{F} = m\vec{a}=q\vec{E}\), et donc que :
Les coordonnées du vecteur accélération s'écrivent donc:
Pour trouver les coordonnées du vecteur vitesse, il faut trouver les primitives des coordonnées du vecteur accélération :
\[ \vec{v} \left| \begin{aligned} v_x&=C_1\\ v_y&=-\frac{q{E}}{m} \times t + C_2 \end{aligned} \right. \]
C1 et C2 sont les constantes d'intégration que nous allons déterminer.
Chaque constante est égale à la coordonnée de la vitesse à l'instant initial (t=0).
À l'instant initial:
\[ \vec{v_0} \left| \begin{aligned} {v_0}_x&=C_1 = v_0\\ {v_0}_y& =-\frac{q{E}}{m} \times 0 + C_2 =0 \end{aligned} \right. \]
On obtient :
Pour trouver les coordonnées du vecteur position, il faut trouver les primitives des coordonnées du vecteur vitesse :
\[ \overrightarrow{OG} \left| \begin{aligned} x&= v_0\times t + C_3\\ y&= -\frac{1}{2}\frac{q{E}}{m}t^2 + C_4 \end{aligned} \right. \]
C3 et C4 sont les constantes d'intégration que nous allons déterminer.
Chaque constante est égale à la coordonnée du point G à l'instant initial (t=0).
À l'instant initial, les coordonnées de G sont \((0,0)\) :
\[ \overrightarrow{OG}_0 \left| \begin{aligned} x_0&= v_0 \times 0 + C_3 = C_3 = 0\\ y_0&= -\frac{1}{2}\frac{q{E}}{m}\times0^2 + C_4 = C_4 = 0 \end{aligned} \right. \]
Nous avons donc :
Les équations obtenues permettent de décrire l'évolution de chacune des coordonnées dans le temps:
Pour obtenir l'équation de la trajectoire, il faut éliminer le paramètre temps entre ces deux équations.
Exprimons t à l'aide de la première: \( t =\color{#1e3a8a} \dfrac{x}{v_0} \)
Remplaçons dans la deuxième: \( y = -\dfrac{1}{2}\dfrac{q{E}}{m{v_0}^2}\times x^2 \)
Et comme \(E=\dfrac{U}{d}\):
Nous reconnaissons une équation du type: \( y = \color{#C0362C}{A}\color{#000000} {\times x^2} \) dont la représentation graphique est :
Changeons la situation : la particule entre maintenant par un petit trou de la plaque A, avec une vitesse initiale \(\vec{v_0}\) parallèle au champ \(\vec{E}\). On choisit l'axe (O, x) dans la direction de \(\vec{E}\), et les plaques sont distantes de d.
Les équations horaires s'écrivent \(v = a\,t + v_0\) et \(x = \dfrac{1}{2} a\,t^2 + v_0\,t\). En éliminant t, on montre que la vitesse en sortie (x = d) vérifie \(v^2 = v_0^2 + 2\,a\,d\). Comme \(a\,d = \dfrac{qE\,d}{m} = \dfrac{qU}{m}\) :
L'essentiel à retenir du chapitre.
Les coordonnées du vecteur vitesse d'un objet en mouvement sont donnés ci-dessous:
Le mouvement d'un point M est décrit dans le repère (\(O,\vec{i},\vec{k}\)) par son vecteur vitesse:
\( \vec{v} \left| \begin{aligned} & v_x = 3 \\ & v_z = 2t-1 \end{aligned} \right. \)
À l'instant initial, il se trouve au point \(M_0 (2,3) \).
Il faut calculer les primitives des composantes du vecteur vitesse:
\( \overrightarrow{OM} \left| \begin{aligned} & x = 3\times t + C_1 \\ & z = t^2 - t + C_2 \end{aligned} \right. \)Pour déterminer les constantes, écrivons les coordonnées du vecteur \(\overrightarrow{OM}\) à l'instant initial sachant que \(x_0=2 \) et \(z_0=3\):
\( \overrightarrow{OM}_0 \left| \begin{aligned} & x_0 = 2 = 3\times 0 + C_1 \\ & z_0 = 3 = 0^2 - 0 + C_2 \end{aligned} \right. \)On en déduit que :
On obtient:
Un condensateur plan est constitué de deux plaques métalliques planes et parallèles, séparées d'une distance d par un matériau isolant. Il règne entre les plaques un champ électrique uniforme \(\vec{E} \) dirigé par convention de la plaque chargée + vers celle chargée -.
On rappelle l'équation obtenue:
Dans un étage d'accélérateur linéaire, un proton pénètre par le trou de la plaque A avec une vitesse négligeable. Il est accéléré entre deux plaques parallèles A et B, distantes de \(d = 4{,}0\ \text{cm}\), entre lesquelles on applique une tension \(U = 2{,}0\ \text{kV}\). Il ressort par le trou de la plaque B.
Données : charge du proton \(q = e = 1{,}6 \times 10^{-19}\ \text{C}\) ; masse du proton \(m = 1{,}67 \times 10^{-27}\ \text{kg}\) ; \(g = 9{,}8\ \mathrm{N\cdot kg^{-1}}\). On rappelle que \(E = \dfrac{U}{d}\).
Pour accélérer le proton de A vers B, la force \(\vec{F}\) doit être dirigée de A vers B. Comme \(q \gt 0\), \(\vec{F} = q\vec{E}\) a le même sens que \(\vec{E}\) : le champ est dirigé de A vers B. La plaque A est donc chargée positivement et la plaque B négativement.
\(\dfrac{F}{P} \approx 5 \times 10^{11}\) : la force électrique est environ cinq cents milliards de fois plus grande que le poids, qui est donc négligeable.
Dans le référentiel terrestre supposé galiléen, \(\sum \vec{F} = q\vec{E} = m\vec{a}\), donc :
L'accélération est constante et colinéaire à la vitesse : le mouvement est rectiligne uniformément accéléré.
Par primitives successives de \(a_x = a\), avec \(v_0 = 0\) et \(x_0 = 0\) :
Vérification : \(v_B = \sqrt{\dfrac{2 \times 1{,}6 \times 10^{-19} \times 2{,}0 \times 10^3}{1{,}67 \times 10^{-27}}} \approx 6{,}2 \times 10^5\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}\). Les deux méthodes concordent.
\(\dfrac{1}{2} m v^2 = 10\,qU\) donc \(v = \sqrt{\dfrac{20\,q\,U}{m}} = \sqrt{10} \times v_B \approx 2{,}0 \times 10^6\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}\).
Une tension unique de \(20\ \text{kV}\) donnerait le même résultat, mais pour atteindre de très grandes énergies il faudrait des tensions énormes, impossibles à produire et à isoler. En répétant de nombreuses fois une tension raisonnable, on additionne les gains d'énergie : c'est le principe de l'accélérateur linéaire.